J'ai envie de tout abandonner

tout abandonner

Et si justement j'abandonnais ce que j'appelle tout, que resterait il ? Et qu'est ce donc que ce tout que je devrais abandonner ? Je pose ici ma réflexion.

Ce tout à abandonner, c'est abandonner le prétexte, le jeu, arrêter de chercher, cette quête de vérité, cette rectitude intérieure, cette idée de perfection, d'exigence envers moi-même. Cette constante observation, remise en question, ce désir virulent d'amélioration.

Pour aller où, atteindre quoi ?

Pour cheminer.

Le cheminement ne se fait il pas tout seul ? La vie n'est elle pas elle-même un processus en perpétuel mouvement ?

Alors arrêter le trop, le pas assez, le toujours, le tout le temps, le il faut, contrôler. Arrêter de croire que je porte tout toute seule à bout de bras. Arrêter de vouloir, de croire vouloir, d'attendre, de tout comprendre, de résoudre. De questionner, de remettre constamment en cause, de rétorquer. D'avoir raison, de m'attacher, de me butter. De circonvolutionner avec moi-même.

Accepter, juste, ce qui est. Accueillir, cueillir, l'instant. Un abandon confiant. Ce qui vient à moi présemment. Du dehors, mon environnement. Ou du dedans, mon intuition.

Que reste t il alors? L'inconnu de l'instant, l'intuition du moment, le regard de l'enfant, la découverte du présent. La joie de l'élan. La constante présence témoin non jugeante à l'intérieur de moi. Et une foi absolue. D'être. Porter par la vie. Dans les bras du vivant. De l'amour qui soutient et qui sous-tend tout en tout temps.

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